Madeleine Delbrêl

(1904 – 1964)

« Poète, assistante sociale et mystique, femme d’Évangile, de prière et d’action »

Poète, assistante sociale et mystique, femme de prière et d’action, Madeleine Delbrêl offre à l’Église et à notre société sécularisée un beau visage de chrétienne engagée dans un dialogue avec les non-croyants et la misère sous toutes ses formes.

Passée de l’athéisme à l’éblouissement de la foi l’année de ses vingt ans, après des débuts littéraires brillants, elle donne sa préférence à Dieu et choisit de vivre l’Évangile à Ivry-sur-Seine.

À partir de 1933, elle exerce avec talent et de façon pionnière son métier d’assistante sociale dans cette banlieue ouvrière puis en 1946, cesse son activité professionnelle pour se consacrer au groupe d’une quinzaine de femmes engagées avec elle.

Dans sa maison du 11 rue Raspail, au cœur de la ville, toutes sortes de gens sont accueillies, écoutées, aidées et parfois logées.

Jusqu’à sa mort en 1964, elle témoigne de sa foi chrétienne dans un dialogue constant et sans concession avec ses amis communistes et par ses nombreux écrits.

Elle donne toute sa vie l’exemple d’une charité fraternelle authentique et d’une voie de « sainteté des gens ordinaires ». Déclarée vénérable en janvier 2018 par le Pape François, son procès en béatification est aujourd’hui en bonne voie.